Cryptomonnaie bitcoin ethereum ripple

La cryptomonnaie

On désigne par cryptomonnaie à la fois une monnaie cryptographique et un système de paiement de pair à pair. Il en existe actuellement plus de 700. Le marché total des cryptomonnaies pèse 100 milliards de dollars, dont environ 44 % de bitcoin, 25 % d’éther, 10 % de ripple et 3 % de litecoin. Mais en janvier 2016, le bitcoin raflait encore 90 % du marché. Sa domination ne s’est durablement effondrée qu’à partir de février 2017, face à l’ascension de l’éther et au renouveau du ripple.

 

Dans le monde de la cryptomonnaie, il n’y a qu’une seule banque, et elle fait tout : c’est à la fois elle qui gère toutes les transactions et elle qui sert de banque centrale en émettant régulièrement de l’argent. Ce qui fait que cette banque (appelée « le réseau ») est décentralisée, c’est qu’elle n’est pas dirigée par des humains mais par du logiciel open source, distribué sur des machines à travers le monde.

Bitcoin

Conçu en 2009 par Satoshi Nakamoto, Bitcoin est un protocole de paiement et une monnaie libre, mondiale et décentralisée, dont la création et la régulation sont assurées par l’ensemble de ses utilisateurs. Contrairement aux autres devises physiques (créées par les banques centrales), les bitcoins ne s’adaptent pas à la production de richesse, mais répondent à un programme : le nombre total de bitcoins aboutira donc, d’ici 2140 à un plafond de 21 millions de bitcoins.

 

Toutes les transactions bitcoins effectuées depuis le lancement du projet sont publiques. Ainsi, les bitcoins ne peuvent être contrefaits, car on peut remonter la chaîne de transactions de chaque bitcoin ou fraction de bitcoin jusqu’à son origine.

 

A son lancement, le bitcoin ne valait que quelques centimes de dollars. Cryptomonnaie très fluctuante, elle a atteint la parité avec le dollar en juin 2011 avant de littéralement exploser par la suite : le 29 novembre 2013, la valeur à laquelle s’échange le bitcoin dépasse symboliquement le cours de l’once d’or. Et, elle a battu tous les records cet été, passant d’environ 2000 à plus de 4 000 dollars !

Générer des bitcoins

Le minage est le procédé par lequel les transactions Bitcoin sont sécurisées. A cette fin les mineurs effectuent avec leur matériel informatique des calculs mathématiques pour le réseau Bitcoin. La difficulté des opérations imposées aux mineurs est régulièrement adaptée, toujours de manière automatique, afin qu’un nouveau bloc de transaction soit résolu environs toutes les 10 minutes.

 

Comme récompense pour leurs services, ils collectent les bitcoins nouvellement créés ainsi que les frais des transactions qu’ils confirment. Actuellement cette récompense est de 12,5 bitcoins par bloc. Elle est divisée par deux tous les quatre ans environ. Les mineurs (ou plutôt les coopératives de mineurs) sont en concurrence et leurs revenus sont proportionnels à la puissance de calcul déployée.

 

Les mineurs de bitcoins vérifient la validité des transactions et les regroupent dans des blocs de transactions. Ils appliquent ensuite des opérations volontairement difficiles à résoudre pour un ordinateur, imposées par le protocole Bitcoin. Le premier mineur à résoudre un bloc de transactions est récompensé par le réseau, par l’émission automatique d’un nombre défini de bitcoins. Il s’agit en fait du mécanisme par lequel les bitcoins sont mis en circulation.

 

Miner des bitcoins est une activité ouverte à tous, qui ne demande aucune compétence particulière en informatique. Il suffit de lancer un logiciel de minage et de laisser votre ordinateur travailler. Attention, votre ordinateur de bureau, même puissant, risque toutefois de vous rapporter moins de bitcoins que ce qu’il consommera en électricité. C’est pourquoi, les mineurs utilisent habituellement du matériel informatique spécialisé dans les opérations nécessaires au minage, afin d’améliorer le rapport puissance/consommation.

Ethereum

Ethereum, considérée comme la blockchain la plus prometteuse en dehors de Bitcoin, permet de construire des applications décentralisées. La blockchain de bitcoin a été conçue spécifiquement pour les devises alors qu’Ethereum permet de créer tout type d’applications.

 

Ethereum fonctionne avec une monnaie virtuelle, l’ether, qui a une fonction bien précise : payer l’exécution des smart contracts, dont le fonctionnement peut consommer des ressources importantes. Ethereum n’a pas été construit pour concurrencer frontalement Bitcoin : il s’agit plutôt de deux utilisations différentes et complémentaires de la blockchain, même s’il ne faut pas nier l’existence d’une certaine forme de concurrence et d’idéologie entre les deux communautés qui les entourent.

 

Ethereum se définit comme le « premier véritable ordinateur global », qui permet de construire sur sa plateforme des applications décentralisées. Le principe : utiliser la blockchain en la couplant avec des « smart contracts », des programmes autonomes capables d’exécuter automatiquement des conditions définies en amont. Ethereum vise à bâtir un Web où les intermédiaires entre les clients et les services qu’ils recherchent n’existent plus. Cette idée peut s’appliquer à des services comme les réseaux sociaux, les sites de financement participatif, eBay, Airbnb…

 

Bien sûr, ces cryptomonnaies ne sont pas les seules, il en existe une multitude, mais ce sont les deux principales.
Les Etats commencent même à s’approprier ce principe de cryptomonnaie puisqu’en janvier 2018, la banque d’Angleterre a annoncé souhaiter créer une cryptomonnaie indexée sur la monnaie britannique.
Nous ne sommes donc pas encore au bout de nos surprises…

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