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Dossier SaaS (3ème partie) – Intelligence artificielle et SaaS : quel avenir pour les solutions professionnelles

Si le SaaS connaît un franc succès auprès des entreprises, celles-ci sont encore nombreuses à privilégier des solutions traditionnelles. La raison essentielle de leur réticence ? Le cloud n’apporterait pas les garanties suffisantes en termes de sécurité. Le nuage a pourtant fait des progrès considérables pour assurer la protection des données et un cadre législatif est actuellement mis en place, mais cela ne suffit pas.

 

Certains spécialistes misent donc sur l’intelligence artificielle pour répondre définitivement à cette problématique de la sécurité informatique, notamment via le machine learning. Plus généralement, cette technologie sera certainement l’un des principaux facteurs de développement du SaaS dans les années à venir. Adaptable à n’importe quel processus digital, elle pourra faciliter l’automatisation des tâches et répondre aux nouveaux besoins (aide à la prise de décision, marketing, relation client, etc).

 

Surtout, elle devrait permettre l’émergence de nouvelles solutions SaaS totalement personnalisées et intuitives, capables de s’adapter à chaque utilisateur. De quoi révolutionner le monde de l’entreprise. 

 

L’intérêt majeur du SaaS réside dans sa capacité à connecter tous les utilisateurs, avec comme seule et unique contrainte le besoin d’accéder à un réseau Internet. Immédiatement, on a tendance à penser aux appareils mobiles, mais le SaaS concerne tous les objets connectés (présents et futurs). Selon, le Business Insider, chaque être humain aura ainsi, en moyenne, 4 objets à disposition à l’horizon 2020.

 

Sur le terrain de la transition numérique, le SaaS n’a pas réellement de concurrence et finalement, pour les professionnels réticents au cloud, tout le problème se résume au vide juridique concernant le partage des données et les risques de vol ou de perte. C’est la raison pour laquelle beaucoup préfèrent se tourner vers des solutions installées sur site, plus sécurisantes mais aussi plus couteuses.

 

Selon une récente étude Stormshield, si les communications unifiées et le travail collaboratif sont bien déployés dans une majorité de structures, cela n’est pas le cas des nouvelles technologies comme le big data et l’intelligence artificielle (IA). Celles-ci représentent même une sérieuse source d’inquiétude et 25% des entreprises ne s’en préoccupent pas du tout à l’heure actuelle.

 

Cette situation pourrait néanmoins changer rapidement. Outre la mise en place d’un cadre législatif européen initié avec le RGPD, le SaaS pourra prochainement compter sur l’IA pour convaincre les plus réfractaires. Plutôt que de mettre en œuvre des mesures de sécurité complexes et vulnérables, l’IA est en effet capable d’apprendre et de reproduire directement (voir d’anticiper) les actions d’un hacker ou d’un utilisateur mal intentionné. Une prévention idéale. En ce sens, l’IA pourrait devenir tout simplement la meilleure protection des SaaS. D’ailleurs, Oracle vient d’intégrer le machine learning à son système de sécurité dans le cloud.

 

Le SaaS en route vers l’automatisation et la personnalisation des services

 

L’IA commence à s’inviter dans tous les domaines du SaaS, notamment les plus traditionnels (comptabilité, finance, ressources humaines, retail, etc). Ainsi, l’un des leaders du marché, Cegid, a annoncé le lancement d’une nouvelle gamme de solutions hébergées.

 

Destinées à accompagner la transformation digitale des PME, celles-ci permettent de réduire les tâches à faible valeur ajoutée (via la robotisation et l’automatisation des processus), d’optimiser le pilotage de la performance financière via la prise de décisions et d’assurer automatiquement les différentes mises en conformité (lutte contre la fraude à la TVA, contrôle des comptabilités informatisées, RGPD, ou encore prise en compte du prélèvement à la source).

 

Pour développer ces nouvelles solutions intelligentes (basées essentiellement sur le cloud et le machine learning), Cegid a signé des partenariats avec des entreprises reconnues telles que People Doc, Kyriba ou Qlik. Un signe qui ne trompe pas sur les prochaines tendances du marché SaaS, mais dans le domaine de l’IA, sachez que les start-ups ont un sérieux un cran d’avance sur les leaders.

 

C’est notamment le cas de Dhatim et de Conciliator, le premier logiciel de saisie comptable entièrement automatisé grâce à l’IA. Son fonctionnement se base sur des algorithmes qui lui permettent d’extraire, de classifier (affectation des codes comptables automatisée par exemple) et de contrôler toutes les données des factures fournisseurs (quel que soit leur format).

 

Selon l’éditeur français, les grandes entreprises peuvent ainsi optimiser leurs coûts jusqu’à 30%. Et ces dernières ne sont pas les seules concernées. En effet, Dhatim offre aux experts comptables un outil en ligne leur permettant d’accéder en temps réel aux données extraites, avec à la clé la possibilité de proposer à leurs clients des indicateurs et des services de gestion à forte valeur ajoutée. Autre exemple d’application de l’IA au SaaS : les services commerciaux et marketing, largement plébiscités par les entreprises pour la gestion multi-canal. Et dans ce secteur également, les innovations devraient séduire un maximum d’entrepreneurs et de DSI.

 

Prenez par exemple Lola, l’application créée par le cofondateur du site de voyages Kayak. Prochainement, celle-ci sera en mesure de conseiller les clients via un chat avec IA augmentée. S’il existe déjà une multitude de services de voyages en mode SaaS, Lola a l’avantage d’automatiser facilement certaines tâches. En d’autres termes, l’intervention humaine est rare, mais elle est bien plus qualitative, l’IA s’étant parfaitement chargé des tâches les plus contraignantes.

 

D’une manière générale, l’IA permettra progressivement une personnalisation de plus en plus efficace des services déployés en mode SaaS. L’avenir des interactions pourrait donc se résumer à une informatique qui s’adapte automatiquement à son environnement, avec notamment une analyse de la langue et des commandes vocales, ainsi que des contrôles dynamiques, créés en fonction des interactions précédentes. Dans de telles conditions, il deviendra simplissime d’utiliser les outils SaaS, tout cela en étant parfaitement protégé par l’IA.

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